Jeudi 22 février 2001

Maires : les hommes repartent
Granville

Les maires du canton ont presque tous décidé de tenter leur chance aux élections municipales des 11 et 18 mars. Six des sept élus, c'est-à-dire tous les hommes, sont candidats à leur propre succession. Seule Lucette Coquet a décidé d'abandonner sa fonction de maire. Le coeur n'y est plus. Alors le maire de Saint-Aubin-des-Préaux renonce et laisse la place aux jeunes. Panorama cantonal.

Ils se représentent

À Granville (12 687 habitants, 33 conseillers), Marc Verdier postule pour un troisième mandat. Élu maire pour la première fois en 1994, ce directeur de banque honoraire repart avec une équipe qui ne comprend aucun nouvel homme. En revanche, parité oblige, des visages féminins font leur apparition dans le monde politique local. Marc Verdier, président de la communauté de communes, reste aux commandes de la liste Unis pour Granville et explique sa candidature : « Je suis bien dans ma peau, combatif, j'ai des projets à terminer et d'autres à réaliser dans l'intérêt de la ville. Je prends un réel plaisir à réaliser des choses pour ma commune et mes concitoyens. »

À Saint-Pair (3 616 habitants, 27 conseillers), Jacques Olivier, jeune retraité de l'éducation nationale _ il était professeur de lettres classiques _ sollicite auprès des électeurs un troisième mandat. Double particularité de l'élection saint-pairaise, les électeurs votent pour la première fois par liste entière (la population dépasse le seuil de 3 500 habitants) et le maire (62 ans), qui ne cache pas sa sensibilité de gauche même si sa liste rassemble des gens de toutes tendances, a, face à lui, une liste de gauche. Au terme de ces six ans, il juge : « La municipalité a beaucoup travaillé, dans une ambiance superbe. Je suis également très satisfait de l'adhésion à la communauté de communes et de l'action menée ensemble. »

À Donville-les-Bains (3 351 habitants, 23 conseillers), Jean-Michel Legendre est candidat à sa propre succession. À 50 ans, cet architecte, élu en 1997 après la démission de Dominique Durand muté loin de Donville, boucle son demi-mandat. Il a la satisfaction du devoir accompli et l'envie de poursuivre le travail en faveur de Donville et de l'intercommunalité. « C'était lourd mais passionnant. Beaucoup de choses ont été faites et restent à faire pour la commune et son embellissement. » Il se félicite notamment d'avoir baissé trois fois la part communale sur la feuille d'impôt. Il espère réaliser un deuxième mandat à la tête de la commune, le dernier sans doute avant que Donville ne passe au scrutin de liste.

À Jullouville (1 757 habitants, 14 conseillers à Jullouville, 5 à Saint-Michel-des-Loups), Louis Forget entend poursuivre le travail amorcé depuis que Jullouville n'est plus associé à Carolles (janvier 2000). Cet ancien directeur commercial chez JCB devrait être suivi par une grande majorité de son équipe et poursuivre le travail entamé depuis un an avec un objectif prioritaire : la construction d'une école. À noter que des élections ont aussi lieu à Saint-Michel-des-Loups : Claude Lehodey, 67 ans et 6 mandats (3 de conseiller municipal, 3 de maire délégué), part avec l'équipe en place.

À Saint-Planchers (1 112 habitants, 15 conseillers), Rémi Lenoël remet ça à 55 ans. S'il est élu, cet agent de maîtrise de la sécurité sociale franchira le seuil de vingt ans à la tête du bourg (sa première élection remonte à 1983) Il brigue un quatrième mandat avec une liste en partie renouvelée : six nouveaux sur 15. Satisfait du fonctionnement de l'intercommunalité (il est vice-président de la CCPG), il avance quelques projets : voirie, assainissement, construction de la maison d'accueil spécialisée...

À Yquelon (958 habitants, 15 conseillers), Jean-Louis Angelloz n'a jamais caché son intention d'être réélu maire. Ce retraité EDF-GDF ne cache pas non plus que ce sera le dernier mandat, après deux d'adjoint et deux de maire. Son équipe Ensemble pour Yquelon affiche une parité (huit hommes et sept femmes) qui n'est pourtant pas obligatoire compte-tenu de l'effectif de la commune.

Elle ne se représente pas

À Saint-Aubin-des-Préaux (379 habitants, 11 conseillers), Lucette Coquet a décidé de ne pas briguer un nouveau mandat. Conseillère municipale depuis 24 ans, maire depuis 18 ans, la seule femme maire du canton laisse la place. À 62 ans, Lucette Coquet déclare avoir envie de « repos et de vivre sereinement, sans trop de soucis ». Après une si longue présidence du conseil communal, elle avoue : « Je mets moins d'enthousiasme dans ce que je fais, alors je préfère partir. Ça ne m'amuse plus. » Lucette Coquet part sans regret. « Place aux jeunes à même de comprendre la société nouvelle qui arrive à grand pas. »


 
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