Vendredi 23 février 2001

Quimper : l'agglo est aussi en jeu
Deux successions ouvertes dans la communauté

Les deux maires de Quimper et Ergué-Gabéric passent la main, les successions de Bernard Poignant et Pierre Faucher sont ouvertes. Du coup, les municipales s'annoncent très chaudes dans les deux principales communes de l'agglomération.

Les deux maires des deux communes les plus importantes de l'agglomération quimpéroise ne se représentent pas. Ces deux communes, Quimper et Ergué-Gabéric, étaient jusqu'à présent détenues par la gauche plurielle. Autant dire qu'au-delà de la succession des deux sortants, Bernard Poignant et Pierre Faucher (PS tous les deux), c'est aussi la majorité de la nouvelle agglomération Quimper-communauté qui est en jeu. Bernard Poignant en conservera-t-il la présidence ?

Ergué-Gabéric

(6 925 habitants) Il l'avait clairement annoncé dès sa réélection de juin 1995 : Pierre Faucher, maire et conseiller général, met un terme à ses responsabilités d'élu. C'est son adjoint pendant douze ans (urbanisme, environnement, puis finances), Jean-Pierre Huitric, qui a été désigné par les socialistes pour prendre la tête d'une liste de gauche plurielle, rassemblant PS, PC et Verts. Maryvonne Blondin, adjointe sortante à la culture, a quant à elle été désignée pour être la candidate du PS sur le canton d'Ergué-Gabéric (Quimper 2).

Face à Jean-Pierre Huitric, l'opposition s'est fédérée autour d'une liste « Ergué 2000 ». Celle-ci n'est pas, cette fois, menée par Hervé Herry, mais par Jean-René Le Nir, professeur, sans étiquette. « Ergué 2000 » rassemble notamment des personnalités telles que Hervé Herry et Bernadette Jehan.

Guengat

(1 471 habitants) Yvon Dagorn, 53 ans, sera candidat à sa propre succession. Conseiller municipal depuis 1989, il achève son premier mandat de maire. Technicien agricole, il est par ailleurs vice-président de la communauté d'agglomération en charge de l'environnement. Il retrouvera certainement face à lui, pour emmener l'opposition, Roger Jules et Yvonne Huguet. A noter que la population étant passée sous la barre des 1 500 habitants, le nombre d'élus tombe de 19 à 15.

Plogonnec

(2 806 habitants) Élu depuis trente-six ans, Jean-René Hascoët, 71 ans, qui achève son deuxième et dernier mandat de maire, va passer la main. Jean-Yves Henry, 56 ans, directeur technique, premier adjoint de 1989 à 1995, vient de présenter une liste « Plogonnec ensemble », qui rassemble 13 conseillers sortants et 10 nouveaux candidats. Dans l'opposition, Raymond Bono, 53 ans, facteur (seul élu lors du précédent scrutin), repart à l'assaut : il vient de présenter une liste « Oser changer Plogonnec ».

Plomelin

(3 938 habitants) Deux listes sont également en présence à Plomelin. Le maire sortant, Yves Rohou, 55 ans, ingénieur agronome, sans étiquette, brigue un nouveau mandat à la tête d'une liste « Union pour le progrès ». En face, Noël Le Drezen, 52 ans, directeur départemental de France-Télécom, emmène une liste de gauche plurielle, « Réussir Plomelin ».

Plonéis

(1 417 habitants) Pierre Le Berre (PS), 54 ans, agriculteur, qui achève son premier mandat de maire, repart à la tête d'une liste de gauche plurielle réunissant dix hommes et cinq femmes. Face à lui, une liste d'opposition « Bien vire à Plonéis » est emmenée par René Letty, 61 ans, trésorier principal des finances à la retraite.

Pluguffan

(3 155 habitants) François Cuzon, 56 ans, est candidat à un cinquième mandat de maire. Proche du RPR, élu maire dès sa première candidature, en 1977, il a démontré au fil des années, malgré les difficultés traversées par sa propre majorité de 1991 à 1995 puis de 1995 à 1977, son attachement à ce mandat. Face à lui, il retrouvera Annie Kerhascoët, 47 ans, déjà tête de liste lors de la dissolution du conseil municipal en 1997. Elle emmène la liste de gauche plurielle « Unis pour Pluguffan ».


 
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