Lundi 22 janvier 2001

« Plus loin dans la démocratie locale »
Rezé : La gauche plurielle présente une liste sans MDC ni radicaux

La liste de la gauche plurielle menée par Gilles Retière est tripartite (PS-PC-Verts). Intitulée « Pour un développement durable et solidaire », elle fera campagne sur les thèmes de la démocratie participative, de la politique sociale et de la préservation du cadre de vie.

Il a fallu bien des discussions entre le Parti socialiste, le Parti communiste français et les Verts pour parvenir à constituer une liste qui satisfasse ces trois composantes de la gauche plurielle. Il reste certes des mises au point à faire, mais la gauche est désormais prête pour les élections municipales. Gilles Retière, maire sortant PS, a présenté samedi les 39 candidats de la liste « Pour un développement durable et solidaire » qu'il mènera en mars prochain.

Sur cette liste, dont la moyenne d'âge est de 47 ans, 20 hommes et 19 femmes : 22 candidats socialistes et 5 sympathisantes PS, 6 candidats PCF, 5 candidats des Verts et une femme sans étiquette. Cette dernière, Chantal Esnault, a « rejoint la liste tout récemment face à la défection du Mouvement des citoyens », indique Gilles Retière. Le MDC proposait la candidature de Laurent Ferrero, « un homme non rezéen » non retenu pour des questions de parité. Pas retenu non plus, le candidat du Parti des Radicaux de gauche. PS, PC et Verts se disent satisfaits des accords conclus. Yann Vince (PCF) précise que « Rezé est bien ancrée à gauche » et que « le souci est qu'il y ait pour notre liste une victoire nette, claire. »

Dominique Mérel, première adjointe

L'accord octroie neuf postes d'adjoints et quatre de conseillers communautaires au PS, un adjoint et un conseiller communautaire au PC, un adjoint et un conseiller communautaire aux Verts. Selon le schéma établi, Dominique Mérel, actuelle adjointe chargée du secteur éducation et loisirs des jeunes citoyens, se verrait attribuer le poste de 1re adjointe, tandis qu'Alain Guiné, 1er adjoint du conseil sortant, serait le 1er représentant de Rezé au conseil communautaire. Mireille Richeux-Donot obtiendrait un poste d'adjointe, de même qu'Eric Buquen, Annie Nicolas-Guillet, Gérard Allard, Eric Plumer, Alain Coutant-Nevoux et Hubert Richard (adjoint aux sports) et Danielle Daunis-Feraut, sympathisante PS. Jean-Paul David (adjoint chargé de l'aménagement de la ville) et André Marti (adjoint chargé du personnel municipal) deviendraient conseillers communautaires. Pour les Verts, Loïc Simonet occuperait un poste d'adjoint et François Simon un poste de conseiller communautaire. Pour le PCF, Yann Vince serait adjoint et conseiller communautaire. À noter : la liste de la gauche comprend 17 « nouveaux ».

Objectif d'aménagement durable

Le programme est d'ores et déjà largement esquissé. Il répond à quatre principes majeurs : « aller plus loin dans la démocratie locale en ayant une démocratie participative plus structurée », « préserver le cadre de vie », « continuer d'affirmer la politique sociale » et « continuer de faire de Rezé un acteur important pour l'agglomération.

Il comporte un volet social important, basé sur l'aide aux personnes en difficulté avec accompagnement vers l'autonomie, la réflexion sur le vieillissement de la population ; un « objectif de démocratisation des prises de décision par une proximité élus-citoyens » via la création de conseils de quartiers et l'instauration d'un lieu d'information permanent sur les décisions municipales ; un « objectif d'aménagement durable » tenant compte des « répercussions des interventions sur le futur » et « préservant l'esprit de Rezé et de ses villages et la qualité de vie ». Ce programme propose des idées variées : construction de locaux dans plusieurs écoles (Trentemoult, Ragon, Port-au-Blé, La Houssais) ; volonté d'accueillir un pôle d'enseignement supérieur pour le travail social ; création de gymnases (Ragon et Port-au-Blé), d'un stand de tir, de salles de convivialité dans les équipements sportifs, d'équipements de rue (poteaux de basket, mini-terrains de football)... Les exemples sont légion et le programme peut encore évoluer à la suite des « discussions avec les habitants dans les quartiers ».


 
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